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Publié le
2025 sept. 22Pays
Burkina Faso
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Technologies de restriction de l'utilisation génétiqueBiodiversité : le Burkina Faso renforce la surveillance des ressources génétiques aux frontières
Du 15 au 17 septembre 2025, à Po, dans le Nazinon, le Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable (SP-CNDD) a organisé un atelier de formation à l’intention des agents des services techniques des frontières. L’objectif a été de renforcer les capacités nationales en matière de contrôle des mouvements transfrontaliers de ressources génétiques et d’organismes génétiquement modifiés (OGM), conformément aux engagements du Burkina Faso dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB).

Cette formation s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du Protocole de Nagoya sur l’Accès et le Partage des Avantages (APA) et du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Elle vise à outiller les agents des Douanes, des Eaux et Forêts, de la Gendarmerie, de la Police, ainsi que des services vétérinaires et phytosanitaires, pour mieux détecter les flux illicites de ressources biologiques et prévenir les risques liés aux OGM.

Les postes frontaliers de Cinkassé, Dakola, Léo et l’aéroport international de Ouagadougou ont été identifiés comme zones prioritaires. Ces points stratégiques concentrent une part importante des échanges transfrontaliers, rendant crucial le renforcement des capacités des agents qui y opèrent.
Cette activité intervient après l’adoption de la Stratégie nationale de la diversité biologique 2025–2030 et du décret du 28 mai 2025 encadrant l’accès aux ressources génétiques, à leurs dérivés et aux connaissances traditionnelles associées. Ces instruments traduisent la volonté politique du Burkina Faso de se doter d’un cadre juridique robuste et conforme aux standards internationaux.

Animée par des experts nationaux, la formation a combiné communications théoriques et travaux pratiques en groupe. L’approche andragogique adoptée a permis aux participants de confronter les concepts des protocoles internationaux à la réalité du terrain, favorisant ainsi une meilleure appropriation. Ce renforcement des capacités constitue une avancée majeure dans la lutte contre la biopiraterie et la préservation du patrimoine génétique du Burkina Faso.

En rappel, cette initiative financée par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM 8), s’inscrit dans le Programme-cadre de soutien à la mise à jour des SPANB et à l’élaboration du 7e rapport national sur la biodiversité.

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2025 sept. 22Pays
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